LES EOLIENNES ET LES DECIBELS

Quand la Peppu objecte que les éoliennes font souvent du bruit et que nous avons des témoignages, le chef de projets ou le commercial « en foncier » de  la Compagnie du Vent ont une réponse toute prête: « …l’émergence ne doit pas dépasser de plus de 5 décibels le jour et de 3 décibels la nuit… ».

Quand la nuit tombe le pas de l’hélice est modifié pour que le bruit des pales diminue. L’aérogénérateur produit alors moins d’électricité mais le confort des riverains est à ce prix nous explique t-on.

La Peppu, spécialiste du vent et qui s’intéresse à  l’écoulement des fluides pour se préparer à l’enquête publique,  est optimiste ; elle pense que les éoliennes arédiennes en projet feraient moins de bruit que d’autres en raison du manque de puissance du vent dans la commune.

« …pas plus de 5 décibels de plus que le bruit ambiant … »

Ah oui, le bruit ambiant, c’est par exemple celui que fait le vent dans les feuilles  comme aiment le répéter les promoteurs. Seul bémol, mais de taille, à Saint-Yrieix-la-Perche  les arbres n’ont pas de feuilles pendant presque 6 mois de l’année sans compter que beaucoup de maisons des villages ne sont pas abritées derrière un rideau d’arbres.

« …nous mesurons avec des microphones le bruit ambiant au cours de l’étude du projet…. »

Ne doutons pas que ces mesures sont rassurantes surtout quand on cherche et qu’on trouve des  habitations-témoins pour installer un micro  très proches de la D 704, une route très fréquentée qui  génère un bruit de roulement continuel et fort.

 La Compagnie du Vent promet de faire des mesures de contrôle  après la mise en place des éoliennes pour vérifier la validité des mesures antérieures  surtout en cas de plainte des riverains. La Peppu reste dubitative !

Pour la Peppu le micro c’est du pipeau

Faut-il rappeler que l’oreille humaine a la faculté de sélectionner un bruit parmi d’autres jusqu’à ne plus entendre que lui seul ; surtout quand le bruit en question crée du stress. On dit qu’on tend l’oreille, façon imagée de dire qu’on peut se concentrer sur un son. Par exemple une goutte d’eau qui tombe à intervalle régulier ne fait guère de bruit et pourtant on finit par n’entendre plus qu’elle jusqu’à l’exaspération.

Un micro n’est jamais exaspéré, jamais stressé, jamais déprimé. Il ne peut donc  pas expliquer à la Compagnie du Vent pourquoi  certains riverains supporteraient très mal les décibels éoliens si ce projet aboutissait.

Les habitants des villages ne sont pas des robots formatés dont le confort ou le stress se mesurent aux résultats d’enregistrements microphoniques.

Ce sont des citoyens qui méritent du respect et de la considération.

One thought on “LES EOLIENNES ET LES DECIBELS

  1. Des éleveurs et des animaux malades.
    Après le scandale sanitaire de Boisle ( Somme) où la production de lait a baissé de moitié, c’est au tour d’éleveurs de Loire Atlantique d’être touchés, le bétail et eux-mêmes… Scandale révélé le 20 mai 2016 par le journal l’Eclaireur en Loire Atlantique, région de Nozay.
    Curieusement, l’article en question signé Cécile Rossin n’est plus accessible sur le site du journal local. Où est-il donc passé ?
    Heureusement je l’ai retrouvé en fouinant partout. Le voici donc sur ce site qui l’affiche au format pdf :
    http://sanglier.villerouge.pagesperso-orange.fr/majeur/attache.html

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